L’informel : chassez le naturel, il revient au galop…

Boufarik semble se rétrécir relativement au squat continuel et impondérable de ses chaussées et trottoirs. L’informel, encore et toujours, reste partout un phénomène qui nous colle réellement à la peau, malgré le discours officiel qui annonce à chaque fois son éradication totale, mais comme dit l’adage : chassez le naturel, il revient au galop.

“Ce phénomène à Boufarik, comme partout ailleurs, s’est inscrit dans une légalité imposée par l’évolution des déficits et des carences collectives, forgées par des années de tâtonnements dans la construction du projet social.

Si dans un passée récent toutes les APC qui se sont relayées sur la commune de Boufarik, avaient pensé à la concrétisation d’un, voire deux, marchés couverts dans les normes, aujourd’hui le petit commerçant à la sauvette exercerait en toute légalité et stabilité son commerce sans se soucier d’aucune contrainte administrative ou sécuritaire.

Hélas ! ce n’est nullement le cas, bien que l’APC de Boufarik ne manque pas d’infrastructures propres à la commune, elle pouvait construire ou restaurer des marchés avec toutes les commodités pour le citoyen boufarikois. «Voyez, presque toutes les artères de la ville sont devenues commerciales par la force des choses, par terre, sur des remorques de fortune, sur les trottoirs et même sur la chaussée, tout s’achète et se vend.

C’est infernal, depuis 2007 à ce jour on est à la 3e APC, rien n’a été fait sur ce créneau économique vital , une ville comme Boufarik n’a pas encore un marché adéquat ? c’est grave !», dira un citoyen mécontent de cette situation. C’est pourquoi le commerce dit “sauvage” occupe tous les espaces urbains et règne sur les mentalités, les pratiques et les comportements, avec le chômage en toile de fond, comment assumer le choix d’un assainissement du cadre urbain et du commerce illicite sans prendre le risque de nourrir la colère de beaucoup de petits commerçants.

Et dire que l’APC s’en lave les mains, donnant plus de travail aux services de sécurité pour mettre de l’ordre. Pourtant à Boufarik, il y a des solutions qui peuvent permettre de résoudre en partie ce phénomène, par exemple en procédant à la réouverture de tout les locaux commerciaux (projet des 100 locaux du Président) non exploités, en procédant à l’assainissement de ces sites commerciaux, en changeant la liste des acquéreurs, car les locaux doivent être redistribués aux jeunes qui veulent vraiment travailler, en attendant de trouver ou construire un marché dans les normes.

https://www.elwatan.com/regions/centre/blida/linformel-chassez-le-naturel-il-revient-au-galop-28-07-2018