Boufarik : L’incivisme et l’informel ne cessent de caractériser la ville

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Les valeurs sont le capital de l’être humain et les perdre, c’est perdre sa dignité et sa personne aussi. Ainsi, il est temps que le Boufarikois reprenne son civisme et le sens de citoyenneté pour espérer revoir un jour le Boufarik d’autrefois.

Pour que la ville des oranges retrouve sa splendeur et sa beauté d’antan, il faut inculquer aux enfants et à la génération future les valeurs de citoyenneté. «Il est vraiment temps de se mobiliser et prendre les choses au sérieux et mettre fin à la mort lente et à la dégradation de notre belle ville et notre mémoire», insiste un Boufarikois l’ai déçu.

Et dire que l’incivisme à Boufarik ou partout ailleurs s’est propagé dans les écoles, les rues et surtout dans ces marchés informels qui prennent de l’ampleur au su et au vu de tout un chacun, car les détritus, l’insalubrité et les immondices nauséabonds laissés au passage de ces indus commerçants laissent perplexe le citoyen et les services de nettoiement.

«C’est honteux, regardez cette décharge à ciel ouvert, chaque fois c’est comme ça, ils vendent leurs marchandises et laissent derrière eux une montagne d’ordures. Malgré le rythme accéléré des services de nettoiement avec deux rotations voire parfois trois par jour, en vain !», se désole un sexagénaire rencontré au marché de la ville vers 19h.

Des cartons, des cageots, des fruits avariés jonchent le sol et dégagent des odeurs nauséabondes. L’incivisme a tendance à progresser ces dernières années. Boufarik est devenue une ville «cosmopolite» depuis la décennie noire où beaucoup de familles avaient fui le terrorisme et se sont installées aux abords de la ville, créant au fur et à mesure des petits faubourgs à la périphérie de la ville. Et c’est là qu’a commencé sa clochardisation…

En effet, 80% du commerce informel (commerce illicite, ambulant ou autres) émanent de cette frange de population issue de l’exode rural. «Il faut reprendre les bonnes manières qu’avaient le Boufarikois autrefois : le respect de soi et de l’autre, il est temps aussi d’appliquer toutes les lois et mettre fin aux dépassements des habitants inconscients et insoucieux de l’amélioration de leur cadre de vie. Il est également impérieux que Boufarik redevienne paisible, belle et accueillante, même s’il faut pénaliser les personnes pour tout acte incivique qui touche notre environnement et nos valeurs.»


Source: El Watan - 13 aout 2015

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