Opération de dégrossissement dans la ville de Boufarik. Plus de 2000 tonnes de déchets ramassés en une journée

Avec l’éradication du commerce informel, la ville de Boufarik retrouve son espace squatté pendant longtemps.

L’opération de nettoiement entamée, jeudi, dans la ville de Boufarik a mobilisé d’importants moyens humains et matériels. Plus de 150 camions et engins ainsi que des centaines de travailleurs représentant différentes directions de la wilaya de Blida et les services de l’APC de Boufarik se sont déployés à travers les dix sites ciblés pour intervenir. Plus de 2000 t de déchets ont été ramassés à travers les boulevards, les rues, les ruelles, et même l’oued Mimoune qui traverse la ville est concerné par une opération nettoyage. Les autorités de wilaya n’ont pas limité cette opération au ramassage des détritus à la plantation d’arbres, à la réparation de l’éclairage public défectueux ou à la peinture des trottoirs, mais ils ont axé cette action sur l’éradication du commerce informel qui reste la cause principale de la dégradation du cadre de vie des Boufarikois.

Durant les journées de mercredi et jeudi, le marché informel connu sous le nom de Souk El-Fellah a disparu comme s’il n’avait jamais existé. Les baraques en tôle, montées il y a plus de 20 ans et qui servaient pour le commerce de vêtements, de boucherie et autres commerces comme la friperie, ont été démontées en un temps record. Même le mausolée de Sidi Abdelkader est réapparu après avoir était longtemps étouffé par la prolifération de l’informel.

Avec l’éradication du commerce informel, la ville de Boufarik retrouve son espace squatté pendant longtemps. “Il ne faudra pas qu’il y ait deux poids, deux mesures. Malheureusement les autorités ferment les yeux sur certains commerces construits en béton et qui ont été même détournés par leurs bénéficiaires. Tout commerce qui se trouve dans cette placette Sidi Abdelkader doit disparaître”, explique un ancien moudjahid qui apprécie cette opération menée d’une main de fer par les autorités.

Par ailleurs, l’APC de Boufarik, qui n’arrive pas toujours à répondre à la demande des citoyens pour ériger un marché couvert, a plutôt aménagé un marché à la sortie est de la ville pour qu’il soit exploité par les personnes qui activent dans le marché informel.

Mais tout porte à croire que l’anarchie dans le commerce reprendra à Boufarik si l’APC ne réalise pas rapidement un marché couvert.

Source: Liberté - 31-10-2015