Boufarik : Entre saleté et manque de moyens

Dans les différentes cités de la ville, et particulièrement celle des jésuites, des dépôts importants d’ordures défigurent le paysage.

Les dépotoirs débordent et par conséquent les détritus s’accumulent sur le sol jusqu’à prendre des proportions impressionnantes. Cette situation est aggravée par l’incivisme des citoyens. Si certains, surtout les enfants, abandonnent les sachets poubelles en les enfouissant dans l’herbe, d’autres, y compris les adultes, jettent les ordures à proximité des  dépotoirs même lorsqu’ils sont vidés. Pour y faire face, l’APC de Boufarik ne dispose pas suffisamment de matériel et d’effectif. Dans le parc communal, le constat est alarmant : camion-bennes tasseuses et tracteurs en panne. Cela se répercute négativement sur toute forme d’intervention, comme l’illustre l’exemple de la cité des 314 Logements participatifs où une grande benne métallique mal située dans un rond-point encourage les passagers, surtout les commerçants à jeter leurs ordures non ménagères. Le dépotoir n’étant pas suffisant, une montagne de déchets s’accumulent sur le sol.

Pour son évacuation, les services de la voierie ne disposent pas d’un camion à double pont. Il a fallu détourner un petit camion opérant dans les secteurs extérieurs de la ville et recourir à un privé pour son chargement après un seul voyage au Centre d’enfouissement technique le plus proche. Ce n’est pas seulement la pénurie matérielle qui est à l’origine de la saleté de la ville, mais aussi le manque d’effectif. Peut-on concevoir que seuls onze agents nettoyeurs sillonnent toutes les rues de Boufarik pour leur balayage ?

Source: El Watan - 2014-04-08