Plus de trois milliards pour trois fontaines publiques

La ville de Boufarik qui se clochardise de plus en plus, s’apprête à réceptionner la troisième fontaine publique, après avoir mis en fonction celles de la sortie ouest et nord de la ville.


Leur coût est estimé à plus de trois milliards de centimes. Mais cette réalisation n’a pas trop réjoui les habitants de la ville des Boufarik qui revendiquaient depuis des années la construction d’un marché couvert, en vain. Les responsables locaux ont préféré transformer ses giratoires en fontaines avec des jeux d'eau et de lumières, que de lancer la reconstruction du marché de la ville, incendié lors des événements du 5 octobre 88. Trente ans après, la ville de Boufarik, connue pour le commerce des fruits et légumes fraiches, se trouve toujours sans aucune surface commerciale digne de nom. Et si les commerçants qui activaient dans l’informel au niveau de la rue des Fidaines, connue sous l’appellation de Zanket Laâreb, ont été chassé de ce lieu pour que les habitants de ce quartier retrouvent la quiétude d’antant et un cadre de vie meilleur grâce aux travaux d’aménagements effectués sur grand boulevard par la wilaya, les responsables locaux eux restent immobiles.

La ville sombre dans un état de dégradation sans précédent, à l’image de l’opération de réfection et d’aménagement, lancée il y a plus de deux ans au siège de l’APC, et qui se trouve jusqu'à nos jours inachevée. L’entreprise engagée a tout juste décapé les murs de la structure puis s’est arrêtée pour “incapacité” de mettre en œuvre le projet. Après plus de deux ans, l’APC se trouve toujours cernée par une clôture en zinc en attendant que les travaux démarrent un jour.

En face, de l’APC, sur le terrain ou se trouve le mausolée du saint Sidi Abdelkader, le commerce informel bat son plein. Des gens s’entremêlent dans un désordre au quotidien pour vendre de la friperie, de la brocante, des fruits et des légumes, des téléphones portables d’occasion et des vêtements made in China.
Ce lieu, qui se trouve au cœur de la ville de Boufarik, offre une image de désolation et de clochardisation. L’autre image qui irrite les habitants de la ville de Boufarik, c’est l’état des routes qui ressemblent à un champ de patates. Les quartiers des Jésuites, des Petits platanes, Beriane, Mimoune et Ksari sont devenus impénétrables vu la détérioration des routes. Les dernières intempéries ont montré le bâclage des travaux effectués dans l’aménagement des routes et trottoirs.

Devant le CEM et le lycée sur la route de Chebli, situés à la sortie est de la ville, un affaissement de la route empêche la circulation des personnes et des voitures.

Devant cet état de fait, citoyens, enseignants et parents d’élèves baissent les bras devant l’indifférence totale des élus locaux qui, pourtant, eux aussi empruntent ces routes impraticables, mais... en voiture de service.

Source: Liberté - 6 juin 2012

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