Des caves infestées à Boufarik

Tout le monde pense que la période des grandes chaleurs est la seule propice à la prolifération des moustiques.


Ce n’est pas du tout le cas à Boufarik, où ce phénomène est apparent à longueur d’année en raison des caves inondées par les eaux usées dans certaines cités. C’est le cas par exemple de la cité des 96 Logements, dont les habitants dénoncent la conception architecturale des sanitaires.Dans chaque cave, toutes les canalisations d’évacuation des eaux usées débouchent sur un petit bassin muni d’une conduite principale qui se déverse à l’extérieur dans un collecteur. Lorsque celle ci est bouchée, tout débordes sous l’immeuble.

Le problème est aggravé par l’inaccessibilité des caves, car l’entrée se fait par une ouverture de la dimension d’une fenêtre.
Ainsi, l’intervention des agents responsables de l’hygiène se fait de l’extérieur.
«Notre objectif, dira l’un d’eux est de détruire les larves avant qu’elles ne deviennent des moustiques adultes. Les larves, poursuit notre interlocuteur, est le dernier stade de la vie des moustiques en milieu aquatique avant de sortir à l’air libre.» La cité des 400 Logements, appelée communément «Dallas», est également infestée de moustiques hiver comme été à cause des caves inondées.

Les habitants de certains blocs prennent en charge eux-même leurs problèmes, comme nous l’a précisé l’un d’eux :
«Les services de l’OPGI n’interviennent pour le pompage des eaux que lorsque tous les locataires d’un même bloc ont payé leur loyer. Ils estiment qu’ils ne sont plus concernés par les travaux si tous les locataires d’un même immeuble deviennent propriétaires de leurs logements. Aussi, devant ces obstacles, nous allons cotiser et faire appel à un privé pour la bonne prise en charge de nos caves.»                                                  

Source: El Watan - 6 juin 2012