La zalabia, un label typiquement boufarikois

La concurrence bat son plein à Boufarik. Le commerce de zalabia reste un créneau très lucratif. Chaque année, au cours de la même période, la zalabia se distingue, volant la vedette à toutes les confiseries qui garnissent la table après l’iftar.

A chaque ramadhan, le nombre de vendeurs de zalabia ne cesse d’augmenter. C’est dans les endroits les plus fréquentés et les plus animés que les commerces de cette friandise s’implantent. Pour ne pas rater l’unique occasion de se remplir les poches, certains habitants ont transformé leur maison en échoppe, avec toutes les commodités nécessaires pour la préparation de ces bâtonnets mielleux avec un goût si rare à déguster et même à sentir de loin comme autrefois, où les commerces de zalabia se comptaient sur les doigts d’une seule main et uniquement durant le mois sacré.

En effet, aujourd’hui, la concurrence bat son plein car c’est un créneau qui rapporte beaucoup. C’est pour cette raison que de l’entrée nord de la ville de Boufarik à la sortie sud, en longeant les deux boulevards Bouguerra et Allili, il y a plus d’une quarantaine de commerces de zalabia, dont le goût diffère d’un commerçant à l’autre. Beaucoup aujourd’hui apportent des variantes (touche personnelle) aux produits confectionnés en mélangeant la pâte avec des amandes, des cacahuètes et des pistaches.

La concurrence est là et cela suscite le courroux des familles pionnières, les Aksil, les Chennoun, ainsi que Khemiesse. Ces derniers pointent du doigt ce qu’ils appellent les «intrus», qui sont guidés par le seul souci du gain en faisant fi de la qualité de leur marchandise et des règles d’hygiène. «Ce n’est pas sorcier de faire des spirales avec un entonnoir et de la pâte. Le secret réside dans la préparation de la sauce de miel, car c’est elle qui donne au produit son goût et sa saveur», a expliqué l’un des anciens de cette spirale mielleuse.

«Ce qui est intrigant, c’est que plus d’une fois, ce sont des centaines de kilos de zalabia et ainsi beaucoup de pâte qui sont jetés dans des décharges sauvages, car la pâte foire, reste telle qu’elle est faute de précision et de calcul sur les ingrédients à mettre, et elle nous donne ainsi une zalabia de mauvaise qualité, donc bonne à jeter», a-t-il ajouté. Alors, voyez combien de commerçants jettent cette dernière. Ce sont des quintaux, entre semoule, huile et miel, surtout qu’en cette période, l’huile se fait très rare.

Les Boufarikois ont perdu le goût si spécial de ce bâtonnet tant convoité autrefois, à une époque où le mois sacré avait une senteur particulière. Des jours avant son arrivée, la zalabia commençait à faire son apparition sur les étals, et ce après une absence d’une année.

Aujourd’hui, cette dernière est présente à longueur d’années, avec un goût qui perdure car le secret de la recette de ce mets mielleux et alléchant, qui ne quitte point la table de milliers de familles pendant le jeûne, demeure à ce jour un mystère et reste jalousement gardé par les pionniers de cette dernière.

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