Lors d’une soirée en hommage à deux fondateurs: El-Djenadia lance “Andalousiette Boufarik”

L'association culturelle et artistique El-Djenadia de la ville de Boufarik a organisé jeudi dernier une soirée musicale en hommage à deux membres fondateurs de l’association. Parrainée par l’APC de Boufarik, la soirée était une occasion de retrouvailles entre les différents représentants des associations de musique andalouse de la région du Centre et qui a été aussi marquée par la présence du maître Ahmed Serri. Ce dernier, séduit par le concert interprété par les élèves des différentes classes de l’école, a tenu à exprimer son encouragement aux jeunes talents et ses remerciements aux dirigeants de l’association qui œuvrent à perpétuer la musique andalouse avec l’art et la manière.

Selon Abdelkader Semiane, président de l’association, cette soirée est le coup d’envoi d’un festival baptisé “Andalousiette Boufarik”, qui se tiendra chaque année. “Ce sera une coutume, voire un rituel annuel qui regroupera plusieurs associations de la musique andalouse pour donner l’occasion aux jeunes artistes d’exprimer leur talent et aux publics de renouer avec les soirées musicales et de détente. Notre but est de transmettre à nos enfants une musique pure et saine qu’on a héritée de nos aînés”. Dans une somptueuse salle, les familles n’ont pas manqué de marquer leur présence en force. Après Nachida Anbri, Hana Benyerbah et Nassim Boughzala, c’est l’artiste Imane Sahir qui prend le relais en interprétant des chansons du genre “madih” et Hawzi. Cette jeune artiste, qui fait partie de l’Orchestre national de musique andalouse, est une étoile apparue dans le ciel d’El-Djenadia. Son talent et sa voix sublime lui ont ouvert le chemin pour faire carrière dans la chanson professionnelle. Imad Houari, un artiste qui promet beaucoup pour la chanson chaâbi, et qui maîtrise plusieurs instruments (violon, qanoun), tout en faisant “parler” la mandole, a repris de célèbres morceaux chaâbi. “Nous voulons retrouver cette ambiance, cette convivialité qui, jadis, faisait partie de notre quotidien”, fait remarquer un sexagénaire. Kamel Othmani, maire de la ville de Boufarik, affiche son soutien à l'association El-Djenadia qui pour la qualifie de “trésor qu'il faut le protéger d'un dépérissement”.

Source: Liberte - Dimanche, 17 Mars 2013